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Trois jours en Somme

 

Voyage sur un lieu de mémoire de la première Guerre mondiale

La Somme/16,17,18 mai 2017

 Pour commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale, l'institution Saint-Alyre a proposé cette année la découverte des champs de bataille de la Somme. Dans la Somme la Grande Guerre montre son aspect mondial : des jeunes gens de différentes nationalités sont venus en Europe, en France, théâtre de la guerre pour soutenir les alliés. C'est la guerre d'usure. Les pertes sont terribles : 420000 Britanniques, 203000 Français, 437000 Allemands.
Je tiens ici à remercier Monsieur le Directeur pour son soutien durant la préparation du voyage, les 78 élèves participants pour leur comportement remarquable mais aussi les collègues et tous les membres de l'institution qui m'ont apporté une aide précieuse en faisant équipe pour ce grand projet.


Trois jours en Somme pour les 1ères

Mardi 16 mai à 8h, en route pour la Somme. Nous nous sommes rendus aux carrières de Confrécourt, ensemble de carrières qui ont servi de refuge aux soldats durant la bataille de la Somme. Un lieu chargé d'histoires et de sculptures laissées par les soldats qui l'ont habité.

Après cette visite nous avons découvert le lieu de notre séjour pour deux nuits : la maison Sainte-Croix à Belleu, près de Soissons. Un hébergement agréable dans un parc somptueux de 11 hectares.

Le lendemain matin, nous avons visité l'Historial de la Grande Guerre retraçant la guerre de 14-18 et situé à Péronne. Après la visite nous avons déjeuné au bord du petit lac accolé au musée.

L'après-midi nous avons effectué, en car, un circuit du souvenir incluant trois sites historiques, poignants et incontournables, en rapport avec la bataille de la Somme.

Jeudi, dernier jour de notre voyage, nous nous sommes rendus au Fort de Condé pour une visite guidée très interactive et intéressante.

Puis nous avons entrepris le voyage du retour en direction de Clermont-Ferrand.

Mardi 16 mai, nous avons visité les carrières de Confrécourt. Il s'agit de carrières de calcaire, pré-existantes à la guerre, et qui, se trouvant en pleine zone de combats, ont été utilisées comme abris par les soldats.

Ce sont des lieux dans lesquels il fait froid (température constante de 12°) et humide. Et bien que ce soit des abris, elles ne rendaient pas les conditions de vie des soldats plus faciles.

A l'intérieur des carrières il y a des bas-reliefs sculptés par les poilus. Nous avons également pu voir une boîte, recouverte du drapeau français, dans laquelle reposaient les ossements d'un soldat mort sur le front il y a un siècle et retrouvés quelques jours plus tôt par le propriétaire, M. Pamart. On a pu voir que les tranchées se trouvaient juste au-dessus. On y accédait par un escalier, juste à droite de l'autel sculpté dans la roche.

Mercredi 17 au matin, nous nous sommes rendus à l'historial de Péronne. Nous avons vu une vidéo sur les différentes phases de la Première guerre mondiale. Le musée présentait quantité d'objets, tableaux, bornes interactives, costumes d'époque, témoignages. On a pu découvrir la vie des soldats à travers les œuvres d'Otto Dix, soldat allemand et peintre qui a utilisé son art pour dénoncer les horreurs de la guerre.

 

L'après-midi nous avons embarqué avec un guide-conférencier pour le circuit du souvenir, pour découvrir les différents lieux de la bataille de la Somme qui sont désormais des lieux de mémoire. Nous avons visité le cimetière allemand de Fricourt. 17025 soldats reposent dans cette nécropole aménagée par les français dans les années 1920. Ce cimetière se compose de quatre blocs de croix noires, de stèles gravées de l'étoile de David et de quelques plaques pour les soldats athées. Cette nécropole a brièvement accueilli la sépulture du Baron rouge, un as des as de la Grande Guerre. La spécificité de ce cimetière est la présence d'arbres et non de fleurs.

 

Puis nous sommes arrivés à Beaumont-Hamel. Ce territoire appartient au Canada, c'est un lieu de souvenir pour les terre-neuviens. On y trouve une statue de caribou commémorant les soldats canadiens. Les vestiges des tranchées y sont très bien conservés, nous avons pu les parcourir et en apprendre plus sur les stratégies mises en place à cet endroit durant la bataille de 4 mois remportée par les écossais.

 

Notre dernière destination du circuit était le trou de mine de Boisselle. Un tunnel creusé par des mineurs britanniques a permis d'entreposer des tonnes d'explosifs dans deux cavités situées sous une position ennemie. Ils explosèrent le 1er juillet 1916 à 7h28, déclenchant la bataille de la Somme. Profond de 24 mètres et d'un diamètre de 91 mètres, l'onde de choc qu'il créa fut ressentie sur un rayon de 10 km. Depuis 1978 il s'agit d'une propriété privée.

 

Dans ce lieu comme dans beaucoup d'autres que nous avons visités, nous avons remarqué la présence de nombreux coquelicots, symboles du sacrifice des soldats pendant cette Grande Guerre après que John Mac Crae, médecin militaire canadien, ait écrit un poème devenu célèbre, In Flanders fields, en hommage à un ami tué à Ypres par un obus allemand.

 

Jeudi 18 nous avons visité le fort de Condé. Il a été construit entre 1874 et 1885 par le directeur du génie, le général Séré de Rivières. C'est un fort militaire à fonction défensive, qui a été occupé par les Allemands pendant une partie de la grande guerre. Il pouvait accueillir 650 soldats, compatit un quartier des officiers mais également une écurie et une poudrière au centre du fort. Du pont-levis à l'assommoir en passant par les fossés, ce fort combine les techniques du Moyen Age à d'autres plus modernes. Situé près du chemin des Dames, il devait protéger les vallées de l'Aisne et de la Vesle, mais suite à l'évolution de l'artillerie, il est déclassé en 1912. La visite, assurée par un guide conférencier, était très intéressante.

 

 

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